LES FREINS CULTURELS ET ÉCONOMIQUE AU DEVELOPPEMENT DU MOUVEMENT
Le développement du mouvement végan a tout de même des freins culturels et économiques.
- les freins culturels
Depuis des millénaires, l'Hommes élève des animaux pour ses besoins. La France est un important pays d'élevage, particulièrement de bovins. Manger de la viande fait partie de nos traditions, notre histoire, notre culture. Par exemple lors des fêtes comme Noël durant laquelle on sert de la dinde et du fois gras. La grande majorité des français sont carnistes, c'est devenu une norme de notre société difficile à remettre en question. Etre carniste n'est pas vraiment un choix mais plutôt un conditionnement social.
Bien
souvent, les arguments des végans ne font pas le poids face à
l'habitude de consommer des produits d'origines animales.
Beaucoup de français ne se voient pas changer complétement leurs
habitudes alimentaires. Dans son livre « Vers une société
végane » Olivier Rognon évoque cette situation en écrivant :
« Je comprends que tu deviennes végan mais moi, je ne pourrais pas me passer de mon steak ». Consommer des produits d'origines
animales fait partie de notre culture et c'est un frein à la
conversion de nombreuses personnes vers un régime végétarien ou
végan.
extrait du blog de "l'insolente Veggie" dans lequel elle dessine avec humour l'opposition entre carnistes et végans.
- les freins économiques
En France, plus de 210 000 exploitations sont consacrées à l'élevage soit plus de 300 000 emplois. De plus la France exporte 3,5 milliards de viandes et d'abats ce qui n'est pas négligeable. L'économie de l'élevage, subventionnée par l'État, a une grande importance en France Si tous les français devenaient végans il y aurait de grandes répercutions économiques. Les personnes liées à l'industrie de l'élevage devront changer de métier et le gouvernement devra les aider à trouver une alternative. Il y aurai inévitablement une forte croissance du taux de chômage dont les principaux concernés seraient les habitants des communes rurales qui sont en majorité liés à cette industrie alimentaire. Pour sûr, l'arrêt de l'élevage en France n'est pas pour demain et c'est un véritable frein au développement du mouvement végan.
Si on élargit notre champ d'étude au monde entier on se rend compte que le véganisme est bénéfique pour les pays riches mais pas pour les pays pauvres. Selon une simulation de l'université d'Oxford le véganisme permet de réduire les cancers, les maladies cardio-vasculaire et le diabète et 8 millions de vies pourraient être sauvées chaque année surtout dans les pays du nord où ces maladies sont le plus de répandues. Mais dans les pays du Sud, 2 milliards de personnes souffrent déjà de malnutrition ou de famine donc supprimer les protéines animales les priverait d'une source de nutriments essentiels difficile à remplacer.
Dans notre sondage, nous avons demandé aux participants, parmi ceux qui ne se verraient jamais végan, quelles étaient leurs raisons. La grande majorité a répondu qu'ils ne peuvent pas se passer de consommer des produits d'origines animales ou encore qu'ils préfèrent consommer bio. Ce sont des raisons qui s'appliquent à une grande majorité des français car consommer des produits d'origines animales fait partie de la vie quotidienne et il est difficile de s'imaginer proscrire tout ces produits. Le bio est une alternative qui se développe de plus en plus car cela garantit le respect du bien-être animal.